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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 13:30

Guido-dArezzo-face    Depuis des années nous sommes, aux bureaux du blog de Julien Petitjean, innondés de courrier pour nous poser une question cruciale, mais à laquelle personne n'a jamais réussi à apporter de réponse jusqu'à aujourd'hui : Pourquoi les n otes de musique sont-elles do ré mi fa sol la si ? Nous avons mené une enquête de plusieurs années, et nous avons enfin trouvé la réponse. Nous avons décidé, plutôt que de conserver précieusement ce secret, faire un geste pour la forêt amazonienne en vous dévoilant enfin la réponse :

    Jadis, les notes n'étaient pas notées sur du papier et se transmettaient de bouche à oreille et les mélodies étaient ainsi mémorisées. Pas très pratique pour la traçabilité des mélodies et beaucoup de chef d'oeuvre ont malheureusement dû être perdus faute de supports de stockage (à l'époque, outre les lacunes de codification papier, pas d'enregistrement sonores possibles, et encore moins de disque durs ni de CD ROMs  !)

   Avant l'an mille était déjà utilisée la notation dite anglo saxone  à savoir C D E F G A B correspondant respectivement à ce que nous appelons aujourd'hui à do ré mi fa sol la si. Mais cette notation a très rapidement montré ses limites bien qu'elle soit encore utilisée aujourd'hui notamment pour nommer les accords.

   Un jour, un moine toscan (*) Guido d'AREZZO  (995 – 1050 voir notre illustration en haut à gauche) eut la riche idée de nommer chacun des sons d'une mélodie. Mais sur quelle base les nomma-t-il ? Vous voulez savoir ? Eh bien je vais vous le dire : En tant que bon chrétien, il utilisa comme base de travail les sept  premiers vers de cet hymne à Saint Jean-Baptiste écrit par Paolo Diacono :

Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum

Famuli tuorum,
Solve polluti
Labii reatum,
Sancte Ioannes (**)

   Il prit (comme l'indiquent les caractères gras) les 2 premières lettres de chaque vers (sauf pour le sol, allez savoir pourquoi...) On raconte  que l'idée de G uido d'AREZZOne fit pas l'unanimité à l'époque, ce qui provoqua une haine à son égard telle qu'il dût chang

note musique

er de ville ! Fort heureusement il reçu le soutien du pape de l'époque, Jean XIX grâce à qui il fut réhabilité de son vivant, et se tachnique d'écriture finit par être reconnue unanimement dans le milieu de la musique. Ony retrouve l'ancêtre de la note "do" à savoir "ut". C'est en 1673 que  l'Italien BONONCINI remplaça ''ut'' par "do'', première syllable de Dominus (Seigneur en Latin) dont la sonorité était plus agréable à l'oreille (le nom, pas la note !) en effet, une syllabe se terminant pas une consonne n'est pas très commode à chanter. Quand au "si", à l'époque il s'appelait "sa". Ce n'est qu'au XVIème siècle grâce à Anselme De Flandres que le "sa" se transforma en "si" (initiales de Sancte Ioannes, qui signifie Saint Jean).

   Et depuis, des millions d'élèves souffrent tous les ans en cours de solfège ! Gloire à toi Guido d'AREZZO ! 


(*) Mais pas du Plantier !

(**) Si un lecteur peut nous faire parvenir la traduction, nous sommes preneurs.

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Published by Julien Petitjean - dans Musique
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commentaires

gégédu69 20/05/2011 20:46



Traduction: "Pour que puissent résonner sur les cordes détendues de nos lèvres les merveilles de tes actions, enlève le péché de ton impur serviteur, ô Saint
Jean"



Julien Petitjean 20/05/2011 21:04



Merci pour cette précision Gégé !