Jeudi 10 décembre 2009
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Publié dans : Nécrologie
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Alors que Johnny Hallyday très fatigué est retourné encore une fois à l'hôpital dans un état qualifié de « préoccupant », réopéré ce matin
des suites de sa précédente opération du 26 novembre dernier, nous souhaitons qu’il reprendre du poil de la bête avant d'entamer la dernière ligne droite de sa tournée d'adieu. Johnny Hallyday est considéré comme le plus grand rocker français depuis 50 ans, mais il ne
faut pas oublier qu'à l'échelle internationale, des Johnny beaucoup plus importants on marqué l'histoire du rock. Ne serait-ce que Johnny Winter et... Johnny Cash dont nous allons parler
aujourd'hui.
Bien avant la sortie du film "Men in Black", Johnny Cash était déjà sur
nommé "The man in black" du fait de la "couleur" de ses tenues vestimentaires comme s'il portait éternellement le deuil de
la misère des gens pour qui il chantait notamment les prisonniers pour qui il se produisait volontiers. « Je porte le noir pour les pauvres et les humiliés, ceux qui vivent dans la ville
affamée et sans espoir », chantait-il de sa belle voix de baryton.
Disons le cash : C'est depuis le matin du 12 septembre 2003 (3h) que nous portons à notre tour le deuil, celui de Johnny Cash à l'Hôpital
Baptiste de Nashville à l’âge de 71 ans. Souffrant depuis plusieurs années déjà de diabète, de la maladie de Parkinson et de pneumonie chronique, chacune des
maladies ayant favorisé l’aggravation des autres. Sorti 3 jours avant sa mort de ce même hôpital après 2 semaines d’hospitalisation pour des problèmes d’estomac, le roi de la country music
américaine avait déjà eu le malheur de perdre sa seconde épouse June Carter 4 mois avant, également chanteuse de son état et ayant co-signé quelques chansons dont le fameux « Ring
of Fire ». Cette ultime hospitalisation l'avait d’ailleurs empêché de participer à la cérémonie des MTV Video Music Awards où a été distingué son clip de «Hurt», reprise d'une chanson
écrite par Trent Reznor de Nine Inch Nails.
C’était loin d’être sa première distinction ou récompensé pour son œuvre. Multipliant les trophées tels qu’un « Grammy Lifetime
Achievement Award » en 1999 et un « Grammy Legend Award » en 1990. Il figure également au « Country Music Hall of Fame » depuis 1980 et au
« Rock and Roll Hall of Fame » depuis 1992 sans parler du « Songwriter Hall of Fame ». Malgré cela, l’homme aux 1500 chansons était malheureusement assez peu
connu du grand public français jusqu’à la sortie en 2006 du film « Walk the line » ou Reese Witherspoon y incarnait June Carter.
Y est retracé une carrière hors du commun avec tout de même quelques passages à vides plus ou moins voulus notamment au cours des années
80. Mais pour renaître de ses cendres tel le phénix au cours des années 90 avec la création de sa propre maison de production discographique « American Recordings » en
compagnie du producteur rap et hard rock Rick Rubin et un retour dans les charts en 2002 avec l’album «American IV: the Man Comes Around». 2 disques enregistrés sous ce label
("Unearthed" en 2003 et "My Mother's Hymn Book" en 2004) sortirent dans les bacs de manière posthume et connurent eux aussi un très grand succès (comme d’ailleurs tous les
disques posthumes).
Quand aux disques posthumes de Johnny Hallyday, espérons, bien que cela ne soit pas mon idole, attendre encore très longtemps, les
dernières années ayant été trop ravageuses en matière de chanson (Carlos, Michael Jackson,
Alain Bashung, Pierre Bachelet, Gérard Blanc…) Pourvu que le Tour 66 ne se transforme pas en Tour 666...
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