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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 13:40
   Les débats houleux ayant accompagné le mise en place de la loi Hadopi a au moins eu l'avantage de mettre l'accent (merci Patrick Roy) sur le fait qu'Internet (notamment 2.0) regorge de jeunes (ou moins jeunes) talents prêts à émerger. C'est pourquoi, l'équipe du blog de Julien Petitjean a décidé de désormais, régulièrement vous faire part de trouvailles chez les artistes totalement inconnus du grand public et présents sur le site de téléchargement gratuit (*) Jamendo.

   Jamendo, dont je vous ai parlé à plusieurs reprises notamment il y a un an vous présentant les 3 premières pépites, puis, plus récemment à propos de la riposte graduée. Parmis les milliers d'albums présents sur Jamendo (près de 20 000 à ce jour) nous en avons aujourd'hui sélectionné 3 en souhaitant renouveler l'expérience aussi souvent que possible. Les commentaires associés aux albums n'engagent que ce blog et en aucun cas nous dénigrerons ni parlerons d'albums qui nous ont déplu. En revanche, si vous êtes sur jamendo, vous pouvez toujours nous soumettre vos productions (ou celles de vos poulains ou potes) afin qu'éventuellement, nous les présentions dans cette rubrique.

 
  Roberto BILLI
Modernamente Demode
Quand j'ai vu la pochette de ce CD de Roberto BILLI, j'étais furieux que celui-ci se soit inspiré de mon avatar sur jamendo. Après je suis redescendu sur terre en écoutant le CD. Le style musical de Roberto Billi est ce que je pourrais qualifier de "Chanson Française en Italien" tant la recette est identique au sens classique du therme, bien que mélodiquemenet on y retrouve l'âme et la richesse des mélodie traditionnelles italiennes mais avec une consistance beaucoup plus rock. Bien que ne comprenant pas grand chose à ce qu'il raconte (même en reconnaissant un mot par-ci par là), on éprouve un vif plaisir à entendre sa belle voix grave bien mise en avant égrener ses refrains. Ce type au look redingotte haut de forme propose un brillant album, pêchu et entraînant auquel je reprocherais cependant d'utiliser des sonorités un peu trop froides et parfois des effets un peu inutiles sur la voix par rapport à l'esprit du disque.



  Pornophonique
8-bit lagerfeuer
Formation allemande d'électro
pop rock. Album conceptuel tout à fait étonnant, mêlant sonorités électro, guitares folks et petits bruits électroniques de jeux vidéo, insupportables IRL (**) mais qui, grâce à cette production deviennent étonnamment agréables. L'album s'ouvre sur un morceau qui pourrait aisément devenir un tube : "Sad Robot" et qui en profite au passage pour planter le décor. Au milieu de tout un champ lexical relatif aux jeux vidéos (Space Invaders, game is over...) on est en pleine ambiguité entre l'homme et la machine et on le reste jusqu'à la fin de l'album. On croirait parfois entendre une compil de chansons de dessins animés japonnais des années 80 ! Mis à part la présence de guitares acoustiques cela fait irrésistiblement penser à des groupes tels que MGMT. Dommage que l'album ne dure que 34 minutes, mais pas le temps de se lasser, et c'est tellement bon de rester sur sa faim en attendant le prochain opus !


  Saint Jean
Allo Barjot (compilation)
Une fois n'est pas coutume, je sélectionne une compil en tant qu'album proprement dit pour vous présenter Saint Jean, artiste complètement décalé et déjanté (et c'est un euphémisme) mêlant chansons complètement déjantées souvent très courtes à des hymnes un peu plus sérieux. C'est "Sacré Jésus" qui, avec des intonnations de voix à la Yves Simon, inaugure l'album. Je dois le reconnaître, c'est ce morceau qui m'a en partie inspiré l'article La Bible prix Goncourt (rendons à César ce qui est à César). Saint Jean, en explorant des univers musicaux très différents chante sur un ton détaché pastichant parois Mickey 3D, Raphaël ou Calogero des hymnes Anti Militaires - Anti Nucléaires - Anti TV (Réalité). Sous sa plume très fine, mais acerbe, tout le monde en prend pour son grade : les mamans, le président, les drogués.



(*) "On donne ce que l'on veut" plus exactement...
(**) IRL = In Real Life, autrement dit "Dans la vraie vie" par opposition au monde virtuel.

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Published by Julien Petitjean - dans Musique
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