Il y a une vingtaine d'années était diffusée à la TV une série de petits sketchs policiers appelés "Sueurs froides". Dans ces sketchs, régnait un ton particulier et toujours une certaine immoralité cynique. Ils étaient d'ailleurs chacun introduits par des commentaires de... Claude Chabrol. Cela dit, précisons que ces sketchs, tirés d'un recueil de nouvelles d'un certain Louis C. Thomas on été réalisé par différents réalisateurs (dont Patrice Leconte) mais pas par notre homme du jour.
Je me souviens notamment d'un sketch qui m'a particulièrement traumatisé, et auquel je repense à chaque fois que je mange des sardines : On y voyait un homme
(Jean Carmet) qui en ouvrant une boîte supposée être de sardines s'aperçoit qu'au lieu d'y trouver des petits poissons, y trouve... Des doigts ! On le voit ensuite portant
réclammation dans le bureau du directeur de l'usine (Marc Berman) fabriquant ces boîtes, ce montrant à Jean Carmet qu'il était bien indiqué sur la boîte
"Doigts à l'huile" donc pas de tromperie sur la marchandise ! A la fin, Jean Carmet demande à Marc Berman d'où proviennent ces doigts, à ce moment là on
lui dit "Tout simplement de clients qui en savent un peu trop" et là Jean Carmet assis sur son fauteuil tombe dans une trappe.
Plus tard, sur Canal+, un cycle consacré à Jean Yanne me fit découvrir "Le Boucher" pour lequel un article de ce blog a déjà été consacré, ainsi que du magistral "Que la bête meurt". Puis au fil du temps je découvre "Le beau Serge", "Landru", "La femme infidèle", "Juste avant la nuit", "La cérémonie" et plus récemment : "Bellamy".
Donc inutile de vous dire que j'ai eu des sueurs froides en apprenant le départ de Claude Chabrol qui était devenu au fil du temps l'un de mes cinéastes préférés (avec Bertrand Blier et Stanley Kubrik).
Il y a quelques années, je m'étais offert un magnifique coffret DVD Claude Chabrol avec 6 ou 7 de ses plus grands chefs d'oeuvres dont le mythique Boucher. La semaine passée, ayant envie de revoir un ou deux films du maître, je recherche mon coffret, plus moyen de remettre la main dessus... Il avait disparu ! S'est-il perdu au cours d'un déménagement ? L'ai-je prêté à un ami ? Aucun souvenir, j'ai retourné mon appartement sens dessus dessous, en vain, découvrant même des cartons que je n'avais pas encore déballé, mais toujours pas de Claude Chabrol ça m'a beaucoup énervé mais je sais maintenant que cette brusque envie de mater du Claude Chabrol et sa disparition n'étaient pas anodine, j'avais un mauvais pressentiment !
J'en profite donc pour lancer un appel désespéré : Si parmi mes fidèles lecteurs se trouve la personne à qui j'aurai prêté le coffret "Claude Chabrol" merci d'avance de m'inviter à une soirée DVD !
Encore longtemps et raison de plus désormais, je penserai à Claude Chabrol quand j'ouvrirai une boîte de
sardines, et sans doute, en bien d'autres circonstances encore...

canulard, j'y aurais peut être plus cru si elle avait été nommée Chevalier du Zodiaque, mais là pour les arts et lettres il semblerait que ce soit
vrai...
ut a basculé avec sa rencontre avec Jean Jacques DEBOUT, qui, fraîchement éconduit par Sylvie
VARTAN, demanda Chantal en mariage 15 minutes après la lui avoir été présentée lors d'un mariage ou d'une fête chez Eddy BARCLAY (selon les sources).






Commentaires