La procédure d'instruction du dossier de plainte pour diffammation (rappel des faits en cliquant ici) dont est victime votre blog préféré suit son cours. Le directeur de publication
du blog de Julien Petitjean s'est rendu à Paris le 2 novembre dernier
pour une première comparution devant la juge d'instruction en charge du dossier (juge dont je tairai le nom bien sûr, nous devenons de plus en plus méfiants !)
Voyage en TGV jusque Paris, direction le
Palais de Justice. Auncun contrôle SNCF ni à l'aller ni au retour (grève des contrôleurs ?) j'aurais pu voyager gratos ! A l'entrée principale du PDJ
(**), un flic me dit "Pour les convocations, c'est au 10 que cela se passe". Au 10 de la rue du Palais, deux files d'attente : une pour les visiteurs de la Sainte Chapelle (que
Saint Louis fit construire jadis pour héberger les reliques de la soi-disant couronne d'épines du Christ
ramenée d'une croisade victorieuse), une autre file pour les convoqués (munis de leur convocation). Certaines personnes tentent d'entrer faisant fi de la file. "Non, vous faites la queue
comme tout le monde !!! Non mais sans blague !!!" A l'entrée du bâtiment, ça se passe comme à l'aéroport, dépôt des affaires dans une corbeille qui passe sous rayons X et pour les personnes, franchissement d'un portail de sécurité. Si ça fait "biiiiiiiiiiiip", un
agent de police vous passse un détecteur de métaux qui sonne en l'occurrence à chaque partie de mon corps "Il fallait mettre la montre dans la corbeille monsieur !", "Il fallait mettre la
ceinture dans la corbeille monsieur !", "Il fallait mettre le porte monnaie dans la corbeille monsieur !", "Il fallait mettre le téléphone dans la corbeille monsieur !", "Il fallait mettre les
clefs dans la corbeille monsieur !" et j'en oublie !
Après récupération des affaires dans la corbeille, des agents dans un aquarium sont là pour aider les personnes un peu perdues telles que l'auteur dans cet immense labirynthe à
retrouver leur chemin. Bonjour, je cherche le bureau DX7-09A-XML57 (*). le gaillard s'empare machinalement d'un cahier ou est imprimés en série le plan du PDJ et
m'explique le trajet à l'aide d'un stylo rouge. Pour aller au 1er étage, il faut passer par le 2e étage en empruntant l'escalier D situé au fond du 2e couloir à
droite en partant de la gauche après la 3e porte B c'est tout droit. On ne peut plus clair ! Le périple dans le labyrinthe infernal habité d'avocats et/ou magistrats en robe de travail
ne fait que commencer.
En
suivant à la lettre ses explications, j'arrive dans une sorte de grand hall où donnent 4 grande portes de salle d'audience dont celle de la XVIIe chambre qui sera celle où je passerai
pour mon procès. Par curiosité je regarde sur un papier punaisé à côté de la porte, la liste des procès devant avoir lieu ce jour (ou cette semaine ?) il y en a une vingtaine, dont la plupart
concernent mademoiselle Zahia Dehar !
Inutile de vous dire que suite à ça, je me suis empressé de supprimer l'article "Pour que Zahia remplace Domenech" de ce blog ! (même si je n'en dis pas de mal, mais on
ne sait jamais). On y trouve aussi les noms de Jean Nagui FAM (qui n'est autre que l'animateur Nagui) ou Vanessa Paradis (qui est son vrai nom).
Tous en procès contre des sociétés de presse. Diffamation et atteinte à la vie privée, bref, droit de la presse, voilà quels sont les domaines de prédilection de la XVIIe chambre.
Sachant que le contenu des blogs est soumis exactement aux mêmes lois que tout organe de presse... Revenons à nos moutons.
Aucune numérotation sur les portes, je suis à l'endroit précis où le gus m'a indiqué d'aller, mais aucune trace du bureau DX7-09A-XML57... Dieu
merci après avoir demandé plusieurs fois mon chemin et navigué à travers les méandres zigzaguant du PDJ, de bureau en bureau, je ne sais pas encore que le jeu de piste touche à
sa fin : j'arrive dans un minuscule couloir avec quelques chaises, et à ses deux extrémités, une porte avec un écriteau "Entrée Interdite" et une autre en face avec
absolument rien d'écrit, à peine voit-on que c'est une porte, sans doute réservée au personnel... je vois un gus entrer... Basta, je le suis, je vais bien finir par trouver quelqu'un qui
m'indique ou se trouve ce satané bureau DX7-09A-XML57 bordel ! Un gendarme assis à un petit bureau à qui je demande mon chemin me dit étonné : Mais vous y êtes ! J'étais donc
arrivé au bureau DX7-09A-XML57 à un emplacement ne correspondant absolument pas à ce qu'on m'avait indiqué à l'entrée, et derrière une porte où aucun numéro ni nom n'était
indiqué !
Y'a quand même une justice. Avec la marge que j'avais prise, j'étais pile poil à l'heure. L'agent, après présentation de ma convocation et ma carte d'identité, téléphone à la juge
d'instruction et me dit d'attendre derrière la porte (sur une des chaises). Après 30 secondes d'attente on me dit que dois me rendre au bureau n° 57 (***) Un long couloir étroit, vieillot et
austère où s'enchaînent les portes de bureaux telle s'enchaînent les portes de prison (ce qui m'attend peut être !) de l'illustration ci jointe. Je plains les gens qui travaillent à cet endroit.
Une fille m'accueille, je pense qu'elle est trop jeune pour être la juge d'instruction. J'entre dans le bureau, il y a 3 femmes. On me dit de m'asseoir. Pour l'instant je ne sais toujours pas
laquelle est la juge d'instruction. L'une prend la parole : "Mr Petitjean, je vous ai convoqué..." C'est là que j'ai enfin compris que c'était elle ! Elle feuillette un document qui a
l'air d'être le dossier de dépôt de plainte du bon Dr D....x avec des extraits de l'article incriminé avec à chaque fois un texte de dissertation (sans doute pour expliquer en quoi chacun de mes
propos était hautement diffamatoire !). Le document fait une dizaine de pages, comprenant également une capture d'écran de l'article, fruit du délit pour lequel je passerai en correctionnelle.
Après vérification de mon état civil, elle me dit que vu que je ne suis pas accompagné d'un avocat, je ne suis pas obligé de répondre aux questions (autrement dit je suis venu pour rien). Une
seule question : Est-ce que je suis bien de "Directeur de publication" de l'article incriminé. Je réponds "oui". Elle dicte à ses greffières "Je déclare être le directeur de
publication du blog de Julien Petitjean et l'auteur de l'article S.....e D....x le boucher des stars". Le document est imprimé, on me le donne à relire avant de le signer. Après découverte
d'une faute de frappe et rediscussion de la date de publication de l'article, le document est complété, réimprimé, je signe. J'arrive quand même à obtenir la date de dépôt de plainte du plaignant
ainsi que la date de copie d'écran de l'article. Elle me dit que dans minimum 4 mois (c'est la procédure) je recevrai une lettre officielle stipulant que l'isntruction est close. Autrement dit
c'est à partir de la que les hostilité vont commencer, à savoir je ne sais combien de convocations avant le procès proprement dit sans parler d'éventuels procès en appel, cassation et, ultime
recours : La cour européenne des Droits de l'Homme. Après un long blanc où je ne savais pas si elle attendait une déclaration de ma part ou que je parte elle me dit d'un ton sec "Au revoir
Monsieur Petitjean". Voilà, le dossier a fini d'être instruit ! (J'ai reçu dès le lendemain une lettre recommandé comme quoi le dossier lui "semble clos" ! Ça doit être encore autre chose que la lettre des 4 mois ou alors il faut qu'on me ré-explique tout...)
En sortant du bureau 57, je regarde ma montre : 15h18, pour une convocation à 15h00... Mais bien content de sortir de ce labyrithe dont la sortie est étrangement plus facile à trouver que
le bureau DX7-09A-XML57 !
Bon, qu'y a-t-il à visiter non loin de là ? Notre Dame de Paris
évidemment où il ne me reste plus qu'à faire ma prière ! En sortant de Notre Dame (où je n'ai vu ni Esmeralda, ni Quasimodo), il me reste
largement le temps de ragagner la Gare de l'Est à pieds via Place de la Rep. J'aime tellement traîner sur les grands boulevards, il y a tellement de choses à
voir ! Blague à part, c'est toujours mieux que la puanteur du métro. Mon train m'attend, il ne me reste plus qu'à rentrer à la maison. Sympa cette journée !
Ça fait plaisir de se dire qu'on a passé 3h (****) dans le TGV pour un rendez vous très fructueux (et instructif !) de 18 minutes ! Tout ça pour avoir dit des méchancetés sur le bon
Dr D_ _ _ _ _ _ x sur un blog que par ailleurs personne ne lit (à part les avocats du plaignant !) Vive la liberté d'expression ! Ah tant que j'y pense, il faut que je supprime mon article sur
Zahia. Rien sur Nagui ou Vanessa Paradis ? Non ? Alors tout va bien, on est en règle. A bientôt pour de nouvelles aventures parisiennes !
(*) J'ai pas mis le vrai nom du bureau, on ne sait jamais, des fois qu'il porte plainte !
(**) Palais de Justice
(***) J'ai pas mis le vrai numéro, on ne sait jamais, des fois qu'il porte plainte !
(****) Ça aurait fait 6h à l'époque pré-TGV !
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