Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 00:01
- Publié dans : Musique - Communauté : jeune auteur et compositeur

   Tous les ans, il est de tradition de parler du Beaujolais sur ce blog. Mais pas question de dire que c'est un vin dégueulasse, vous imaginez s'il portait plainte pour diffamation ? Non, tel n'est pas l'objet de notre propos et je vous laisse le goûter et vous faire une idée par vous même. Tout d'abord un petit rappel des articles concernant l'événement sur toutes les années précédentes depuis la création de ce blog :

2006 - New Beaujolpif à télécharger

2007 - Beaujolais nouveau à la Chenille Bleu

2008 - Beaujolpif paf pouf

2009 - Le Beaujolais Nouveau 2009 et Thierry Henri

  Pour 2010, je vous ai réservé une petite surprise. Tout est dans ce petit clip : 

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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 08:00
- Publié dans : Nécrologie - Communauté : Tel est le monde !

   40 ans que la France est veuve, 40 ans que le Grand Charles nous a quitté. Inutile de vous dire qu'on n'est pas près de trouver un grand homme d'état tel qu'était le Grand Charles pour assurer la relève, surtout en ce moment... Tiens, cela me rappelle une petite annecdote concernant l'homme du 18 juin...

   Il y a quelques années, j'ai eu l'immense privilège de visiter la Boisserie à Colombey les 2 Eglises (j'y en ai vue qu'une) où s'est retiré et où est mort le Général de Charles_de_Gaulle.jpgGaulle avec non loin de là un mémorial et une immense croix de Lorraine constituant l'un des principaux (seuls ?) lieux touristiques de Haute Marne.

   Une guidesse fort sympathique nous a fait faire le tour du propriétaire l'agrémentant de quelques commentaires historiques. Certaines intonnations et certaines tournures de phrases nous font bien rigoler. Morceaux choisis :

"C'est ici que le Général de Gaulle a décidé de se retirer pour y mourir en 1970" En l'entendant dire ça, on avait presque l'impression qu'elle voulait dire que Charles de Gaulle avait décidé de se retirer à la Boisserie, pour y mourir précisément en 1970 et surtout pas une autre année !

"Le Général de Gaulle adorait recevoir des cadeau des chefs d'Etats venant lui rendre visite" Ah bon, il y a des gens qui n'aiment pas les cadeaux ?

   Autre anecdote croustillante racontée par la guidesse : Un jour, Konrad Adenauer qui fut je crois le seul chef d'Etat à rendre un visite personnelle au Général de Gaulle à son domicile s'était trompé de village et s'était rendu à Colombey-les-Belles (dans le 54) au lieu de Colombey-les-2-Eglises (dans le 52) ! Heureusement les deux villages ne sont séparés que de 96 km.

     Nous avons également pu admirer le globe terrestre grâce auquel le Général De Gaulle prenait ses grandes décisions internationales.

    Ce qui m'a un peu moins fait rigoler, c'est quand à la fin de la visite, je vais lui demander un renseignement qui certes et un peu annecdotique mais qu'il m'intéressait de savoir. Nous avons pu admirer la table sur laquelle était mort le Général de Gaulle et sur laquelle il fit sa dernière réussite. Un jeu de carte était posé sur la table. Je demande par simple curiosité malsaine à la guidesse si le jeu de carte posé sur la table est précisément celui avec lequel le Général jouait lorsqu'il a eu son malaise fatal le 9 novembre 1970 et à l'issu duquel il mourrut à 19h30.

   Elle me répondit d'un ton désagréable que c'était assez morbide comme question. Qu'elle ne le savait d'ailleurs pas, et quand bien même elle l'aurait su, elle ne me l'aurait pas dit. Me clouant définitivement le bec.

   J'ai failli écrire à l'office du tourisme de Colombey-les-deux-Eglises pour leur signaler la désagréabilité de leur guidesse, mais la dellation ne faisant pas vraiment partie de mes principes, je me suis abstenu. Au regard des grandes valeurs morales de celui dont je venais de visiter la maison, ç'eût été un comble que je le fisse !

   Devant tous les gaspillages de l'argent du contribuable dans des frais pas toujours utilisé à très bon escient de la part de l'Elysée et du gouvernement - notons une augmentation exponentielle du budget de l'Elysée sur les dernières décennies post Gaulliennes - rappelons et saluons le fait que que le Général, lui, payait lui même son électricité, ses timbres, sa taxe d'habitation et son manger ! Refusant de la même manière sa retraite de Président de la république ! On verrait encore des choses comme ça aujourd'hui ?

   Notre président (actuel) a beau déposer aujourd'hui une gerbe sur la tombe de son prédecesseur pour commémorer les 40 ans de sa mort, on a bien du mal à trouver du Gaullisme en lui.

   Le Général Charles de Gaulle n'aura donc pas profité très longtemps de son repos bien mérité. Il n'aura même pas eu le temps de terminer ses mémoires. J'ai une théorie personnelle consistant à penser que les hommes de pouvoir ne survivent pas très longtemps une fois qu'ils se retrouvent - Pour une raison ou pour une autre - à la "retraite" nous avons maints exemples : Le Shah d'Iran, Mitterrand... Bon certes ils étaient très malades mais ce n'était pas le cas du Général. Sans doute le choc, difficile à encaisser pour une personne âgée, de la transition entre une vie hyperactive, et une vie tranquille. Reste à le prouver scientifiquement...

    NB : L'image d'illustration ne se trouve pas à la Boisserie mais sur les Champs Elysées, non loin de la place... Charles de Gaulle ! (qui, Ex Place de l'Etoile a été renommée ainsi 4 jours après le trépas du Général)

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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 13:14
- Publié dans : Coup de gueule - Communauté : L'art et la manière

   La procédure d'instruction du dossier de plainte pour diffammation (rappel des faits en cliquant ici) dont est victime votre blog préféré suit son cours. Le directeur de publication du blog de Julien Petitjean s'est rendu à Paris le 2 novembre dernier pour une première comparution devant la juge d'instruction en charge du dossier (juge dont je tairai le nom bien sûr, nous devenons de plus en plus méfiants !)

    Voyage en TGV jusque Paris, direction le Palais de Justice. Auncun contrôle SNCF ni à l'aller ni au retour (grève des contrôleurs ?) j'aurais pu voyager gratos ! A l'entrée principale du PDJ (**), un flic me dit "Pour les convocations, c'est au 10 que cela se passe". Au 10 de la rue du Palais, deux files d'attente : une pour les visiteurs de la Sainte Chapelle (que Saint Louis fit construire jadis pour héberger les reliques de la soi-disant couronne d'épines du Christ ramenée d'une croisade victorieuse), une autre file pour les convoqués (munis de leur convocation). Certaines personnes tentent d'entrer faisant fi de la file. "Non, vous faites la queue comme tout le monde !!! Non mais sans blague !!!" A l'entrée du bâtiment, ça se passe comme à l'aéroport, dépôt des affaires dans une corbeille qui passe sous rayons X et pour les personnes, franchissement d'un portail de sécurité. Si ça fait "biiiiiiiiiiiip", un agent de police vous passse un détecteur de métaux qui sonne en l'occurrence à chaque partie de mon corps "Il fallait mettre la montre dans la corbeille monsieur !", "Il fallait mettre la ceinture dans la corbeille monsieur !", "Il fallait mettre le porte monnaie dans la corbeille monsieur !", "Il fallait mettre le téléphone dans la corbeille monsieur !", "Il fallait mettre les clefs dans la corbeille monsieur !" et j'en oublie !

   Après récupération des affaires dans la corbeille, des agents dans un aquarium sont là pour aider les personnes un peu perdues telles que l'auteur dans cet immense labirynthe à retrouver leur chemin. Bonjour, je cherche le bureau DX7-09A-XML57 (*). le gaillard s'empare machinalement d'un cahier ou est imprimés en série le plan du PDJ et m'explique le trajet à l'aide d'un stylo rouge. Pour aller au 1er étage, il faut passer par le 2e étage en empruntant l'escalier D situé au fond du 2e couloir à droite en partant de la gauche après la 3e porte B c'est tout droit. On ne peut plus clair ! Le périple dans le labyrinthe infernal habité d'avocats et/ou magistrats en robe de travail ne fait que commencer.

Prison.jpg    En suivant à la lettre ses explications, j'arrive dans une sorte de grand hall où donnent 4 grande portes de salle d'audience dont celle de la XVIIe chambre qui sera celle où je passerai pour mon procès. Par curiosité je regarde sur un papier punaisé à côté de la porte, la liste des procès devant avoir lieu ce jour (ou cette semaine ?) il y en a une vingtaine, dont la plupart concernent mademoiselle Zahia Dehar ! Inutile de vous dire que suite à ça, je me suis empressé de supprimer l'article "Pour que Zahia remplace Domenech" de ce blog ! (même si je n'en dis pas de mal, mais on ne sait jamais). On y trouve aussi les noms de Jean Nagui FAM (qui n'est autre que l'animateur Nagui) ou Vanessa Paradis (qui est son vrai nom). Tous en procès contre des sociétés de presse. Diffamation et atteinte à la vie privée, bref, droit de la presse, voilà quels sont les domaines de prédilection de la XVIIe chambre. Sachant que le contenu des blogs est soumis exactement aux mêmes lois que tout organe de presse... Revenons à nos moutons.

   Aucune numérotation sur les portes, je suis à l'endroit précis où le gus m'a indiqué d'aller, mais aucune trace du bureau DX7-09A-XML57... Dieu merci après avoir demandé plusieurs fois mon chemin et navigué à travers les méandres zigzaguant du PDJ, de bureau en bureau, je ne sais pas encore que le jeu de piste touche à sa fin : j'arrive dans un minuscule couloir avec quelques chaises, et à ses deux extrémités, une porte avec un écriteau "Entrée Interdite" et une autre en face avec absolument rien d'écrit, à peine voit-on que c'est une porte, sans doute réservée au personnel... je vois un gus entrer... Basta, je le suis, je vais bien finir par trouver quelqu'un qui m'indique ou se trouve ce satané bureau DX7-09A-XML57 bordel ! Un gendarme assis à un petit bureau à qui je demande mon chemin me dit étonné : Mais vous y êtes ! J'étais donc arrivé au bureau DX7-09A-XML57 à un emplacement ne correspondant absolument pas à ce qu'on m'avait indiqué à l'entrée, et derrière une porte où aucun numéro ni nom n'était indiqué !

   Y'a quand même une justice. Avec la marge que j'avais prise, j'étais pile poil à l'heure. L'agent, après présentation de ma convocation et ma carte d'identité, téléphone à la juge d'instruction et me dit d'attendre derrière la porte (sur une des chaises). Après 30 secondes d'attente on me dit que dois me rendre au bureau n° 57 (***) Un long couloir étroit, vieillot et austère où s'enchaînent les portes de bureaux telle s'enchaînent les portes de prison (ce qui m'attend peut être !) de l'illustration ci jointe. Je plains les gens qui travaillent à cet endroit. Une fille m'accueille, je pense qu'elle est trop jeune pour être la juge d'instruction. J'entre dans le bureau, il y a 3 femmes. On me dit de m'asseoir. Pour l'instant je ne sais toujours pas laquelle est la juge d'instruction. L'une prend la parole : "Mr Petitjean, je vous ai convoqué..." C'est là que j'ai enfin compris que c'était elle ! Elle feuillette un document qui a l'air d'être le dossier de dépôt de plainte du bon Dr D....x avec des extraits de l'article incriminé avec à chaque fois un texte de dissertation (sans doute pour expliquer en quoi chacun de mes propos était hautement diffamatoire !). Le document fait une dizaine de pages, comprenant également une capture d'écran de l'article, fruit du délit pour lequel je passerai en correctionnelle. Après vérification de mon état civil, elle me dit que vu que je ne suis pas accompagné d'un avocat, je ne suis pas obligé de répondre aux questions (autrement dit je suis venu pour rien). Une seule question : Est-ce que je suis bien de "Directeur de publication" de l'article incriminé. Je réponds "oui". Elle dicte à ses greffières "Je déclare être le directeur de publication du blog de Julien Petitjean et l'auteur de l'article S.....e D....x le boucher des stars". Le document est imprimé, on me le donne à relire avant de le signer. Après découverte d'une faute de frappe et rediscussion de la date de publication de l'article, le document est complété, réimprimé, je signe. J'arrive quand même à obtenir la date de dépôt de plainte du plaignant ainsi que la date de copie d'écran de l'article. Elle me dit que dans minimum 4 mois (c'est la procédure) je recevrai une lettre officielle stipulant que l'isntruction est close. Autrement dit c'est à partir de la que les hostilité vont commencer, à savoir je ne sais combien de convocations avant le procès proprement dit sans parler d'éventuels procès en appel, cassation et, ultime recours : La cour européenne des Droits de l'Homme. Après un long blanc où je ne savais pas si elle attendait une déclaration de ma part ou que je parte elle me dit d'un ton sec "Au revoir Monsieur Petitjean". Voilà, le dossier a fini d'être instruit ! (J'ai reçu dès le lendemain une lettre recommandé comme quoi le dossier lui "semble clos" ! Ça doit être encore autre chose que la lettre des 4 mois ou alors il faut qu'on me ré-explique tout...)

  En sortant du bureau 57, je regarde ma montre : 15h18, pour une convocation à 15h00... Mais bien content de sortir de ce labyrithe dont la sortie est étrangement plus facile à trouver que le bureau DX7-09A-XML57 !

  Bon, qu'y a-t-il à visiter non loin de là ? Notre Dame de Paris évidemment où il ne me reste plus qu'à faire ma prière ! En sortant de Notre Dame (où je n'ai vu ni Esmeralda, ni Quasimodo), il me reste largement le temps de ragagner la Gare de l'Est à pieds via Place de la Rep. J'aime tellement traîner sur les grands boulevards, il y a tellement de choses à voir ! Blague à part, c'est toujours mieux que la puanteur du métro. Mon train m'attend, il ne me reste plus qu'à rentrer à la maison. Sympa cette journée !

   Ça fait plaisir de se dire qu'on a passé 3h (****) dans le TGV pour un rendez vous très fructueux (et instructif !) de 18 minutes ! Tout ça pour avoir dit des méchancetés sur le bon Dr D_ _ _ _ _ _ x sur un blog que par ailleurs personne ne lit (à part les avocats du plaignant !) Vive la liberté d'expression ! Ah tant que j'y pense, il faut que je supprime mon article sur Zahia. Rien sur Nagui ou Vanessa Paradis ? Non ? Alors tout va bien, on est en règle. A bientôt pour de nouvelles aventures parisiennes ! 


(*)    J'ai pas mis le vrai nom du bureau, on ne sait jamais, des fois qu'il porte plainte !

(**)   Palais de Justice

(***)  J'ai pas mis le vrai numéro, on ne sait jamais, des fois qu'il porte plainte !

(****) Ça aurait fait 6h à l'époque pré-TGV !

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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 13:30
- Publié dans : Musique - Communauté : Parlons Zic !

   L'équipe du blog de Julien Petitjean a décidé un peu à la dernière minute de se rendre au concert d'hier soir des NJP 2010 (*) sous le grand chapiteau de la Pépinière à Nancy. Bien qu'ayant malheureusement loupé Madjo que vous pouvez tout de même découvrir en cliquant ici, pour des problème d'agenda de ministre, l'équipe s'est consolé avec les prestations de Jeanne Cherhal et Jacques Higelin, sans se douter de toutes les péripéties qui allaient alimenter la soirée.

   Tiens, en parlant d'alimentation, les membres de l'équipe ayant chosi de s'alimenter sur place et crevant la dalle se rend au stanCherhal_Jeanne.jpgd sandwich en apprenant que tout le stock était épuisé et ne pouvant se consoler qu'avec quelques barres chocolatées. Bien que cela ne nourrisse pas son homme (encore moins son équipe). Après tout, n'est-ce pas plutôt de la nourriture musicale que l'on vient chercher aux NJP ?

   Twix, Mars et autre Snickers en poche, les 1ères notes du set de Jeanne Cherhal (notre photo féminine) retentissent à point nommé. La brindille souple, agile et sautillante, coiffée à la garçonne, enveloppée d'une robe fourreau et d'un léger filet noir dont elle ne tarde pas à se dévêtir, commence à égrener ses refrains dénués de tous codes radiophoniques. Des paroles intelligentes et intelligibles (c'est d'ailleurs d'autant plus apréciable qu'il est rare dans ce genre de manifestation d'avoir un son suffisamment bien réglé pour suivre aisément les propos du chanteur, surtout quand celui-ci, tel Jeanne, AR-TI-CULE bien) sur des musiques agréables et pleines d'originalité, mais aucune connue de l'équipe du blog (honte à nous ! quel gâchis...) Peu d'artifices ni de jeux de scène tape-à-l'oeil, mais beaucoup de finesse et de sensualité. A la fin du spectacle la chanteuse allume une sorte de guirlande électrique sur chacun de ses musiciens. C'est du plus bel effet. Après le rappel (et rhabillée différemment pour l'occasion), elle quitte la scène du chapiteau sous une ovation unanime.

   3e partie de soirée, tout le monde hurle en choeur "Jacquot ! Jacquot !" Le poète (notre photo masculine) à la crinière argentée arrive sur scène et s'asseoit au piano. A ce moment l'équipe se Higelin_Jacques.jpgdemande si elle assistera exactement à la même prestation que celle à laquelle elle avait assisté à Toul Valcourt le 21 mai dernier. Très vite il s'avèrera que non. A la fin du premier morceau, Higelin s'offusque contre quelques photographes (journalistes ? Spectateurs suivant le spectacle sur l'écran de leur téléphone ?) "Ecoutez avec vos oreilles ou regardez avec vos yeux mais ne nous faites pas chier !". Le ton est donné. Il chantera même la chanson suivante caché derrière le gigantesque bodhrán de son percussioniste, au début, nous pensons qu'il déconne. Dès lors, Higelin va enchaîner chaque morceau sans s'adresser une seule fois au public (sauf pour présenter ses musiciens à la fin). Un spectateur quitte la fosse hors de lui devant les applaudissements adressés suite à la chanson "Champagne" : "Des moutons ! Des moutons ! C'est de la merde ce concert !" Dit-il. Un habitué d'Higelin sans doute, et donc exigeant. Nous n'irons pas jusqu'à tenir les mêmes propos de peur que l'artiste ne fasse subir le même sors au blog de Julien Petitjean que ce que lui a fait subir l'ex chirurgien de Johnny Halliday, mais il est vrai qu'il y a un net contraste entre ce concert et celui de Valcourt (plus proche parait-il des habitudes du chanteur) où Higelin partait dans des délirs vianesques (**) et psychédéliques entre chaque morceaux par des envolées verbales certes farfelues mais profondément chaleureuses. Toute la générosité habituelle de Jacquot à l'égard de son public est absente pour ce soir. Est-ce simplement à cause des photographes, ou s'est-il passé autre chose en coulisses ? Nous ne le saurons sans doute jamais. Après "Pars", comme si ce devait être un signe du destin, pas de rappel, le chanteur excédé quitte la scène sous des huées unanimes et ne reviendra plus.

   Avec une surprise plutôt agréable par un rapide survol du répertoire de Jeanne Cherhal et un Higelin à l'opposé de ce que nous connaissions, l'équipe du blog, à l'instar de sa précédente incursion dans le public des NJP 2010, ne regrette vraiment pas d'avoir fait le déplacement pour cette soirée riche en émotions ! (Un autre point de vue sur le concert en cliquant ici)

 


(*) "Nancy Jazz Pulsations", festival annuel à Nancy regroupant tous les styles de musiques qui ne sont pas à vocation purement commerciales.

(**) Dignes de Boris Vian, surréalistes.

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Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 10:10
- Publié dans : Musique - Communauté : Parlons Zic !

   Mercredi 6 octobre 2010, c'était la soirée des Julien au Hublot à Nancy  pour le concert d'ouverture de cette édition des NJP(*) ! Non pas à cause de mon prénom, ça serait un peu mégalo de dire ça mais vous allez très vite comprendre où je veux en venir. Toute l'équipe du blog de Julien Petitjean était présente.

   A l'origine, c'était exclusivement pour les 2 seules chansons que je connaissais de Jil is Lucky que je suis allé à ce spectacle, Heyheymymy.jpg les ayant découverts grâce à la nouvelle pub du parfum Kenzo (**).

   Chercher une place où se garer près de la fac de Lettre de Nancy (où ce trouve ce fameux Hublot) revient à chercher une aiguille dans une botte de foin, si bien que j'arrive un peu en retard et le spectacle est déjà commencé. Entendant les premières notes au loin, je me dis "Flûte c'est déjà commencé, pas grave, ça doit être le 1ère partie". J'ai vite déchanté. Le 1er groupe à passer s'appelle Hey Hey My My en référence à une chanson de Neil Young. Leur musique n'a pourtant pas grand chose à voir avec le style folk rock de ce dernier, mais ça déchire grave ! Leur set, d'une durée d'environ 50 minutes passe beaucoup trop vite. Pas le temps de se lasser tant les morceaux se différencient rythmiquement les uns des autres, mélodies colorées accrocheuses et carrées mais jamais encombrées de fioritures faciles. On pense pêle même au rock British de Queen, les Beatles ou les Kinks parfois même Led Zeppelin, même si leur prononciation de l'anglais ne fait aucun doute qu'ils ne sont pas anglophones dans la vie  (***) ! Qu'à cela ne tienne, c'est un choc et au risque d'être déçu je m'empresse d'aller faire l'acquisition de leur CD à la fin du spectacle. Je prends bien la précaution de leur demander si leur CD est bien avant de leur lâcher 15€ (****). Sympathiques, l'un d'entre eux ayant d'ailleurs de faux airs de Woody Allen, ils m'assurent que le CD déchire bien sa race. La suite me prouvera qu'ils avaient raison. En me demandant mon prénom pour les auto-graphes, ils me disent "Ah, encore un !" et j'ai droit à des "Pour Julien de la part de Julien" sur la jacquette bien que je n'en sois pas...

   2e partie de soirée, Jil is Lucky. Petit chanteur barbu au yeux tombants avec une casquette de communiste lui donnant de faux airs de Fidel Castro jeune. Parmi les musiciens, on reconnait Julien (encore un !) Bensé qui connut son heure de gloire il y a 2 ou 3 ans avec son tube "Au grand jamais" et qui eu pour première partie lors de ses tournées quelqu'un que nous connaissons jilislucky.jpg bien. La mélodie d'"Au grand jamais" est restée, son nom peut être un peu moins. Nom (de famille : Bensénior) qu'il partage avec Jil is Lucky pour la simple et bonne raison qu'ils sont frères. Ce sont d'ailleurs à peu près les mêmes musiciens pour la formation Bensé et Jil is Lucky alteranant le rôle de leader. Musicalement, il est vrai que la voix étrange de Jil confère à ses refrains une couleur particulière, et bien qu'on peut considérer qu'ils mettent le feu sur scène, je n'ai pas spécialement, contrairement à leur prédecesseurs, été conquis outre mesure par les morceaux que je ne connaissais pas, trop à l'opposé de ceux que je connaissais "The Wanderer" et "jil is Lucky". Trop d'envolées planantes interminables et parfois presque lassantes. Je pensais retrouver le folk mélancolique et aux consonnaces slaves des 2 titres pré-cités. Dommage. Cela ne m'a pas convaincu à faire également l'acquisition de leur album sous format 33 tours vendu au stand commun au fond de la salle. Et ce bien que la pochette soit dans un pur style kitch néo année 70 que j'affectionne particulièrement. Cela dit, vu l'ovation qu'ils ont reçu, je dois être le seul de cet avis ! Jil a vraiment de la chance...

   Pas grave, je suis rentré à la maison avec un trophée qui tourne encore en boucle sur mon auto radio et que je vous conseille vivement faute de les voir en live, ce qui bien sûr ne remplace pas le CD mais faute de mieux...

   Tout ça pour dire que aucun doute possible, c'était bien la soirée des Julien, 1 chez Jil is Lucky, 2 chez Hey Hey My My, un dans l'équipe du Blog de Julien Petitjean et sans doute bien d'autres dans le public que j'estime à 500 personnes. La prochaine fois, promis, je viendrai en bus, pour être sûr de ne pas passer des heures  à  trouver où me garer.


(*) Nancy Jazz Pulsations

(**) Je vais d'ailleurs publier d'ici peu un article sur les musiques de pub que j'aime bien, maus chut, je n'en dis pas plus.

(***) En effet ce sont des parigots

(****) Des fois qu'ils me répondent "Non c'est nul à chier, ne l'achète surtout pas !"

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