Concert d’Anaïs à l’Autre Canal hier soir. Pas de surprise concernant Anaïs, elle est telle qu’on se l’imagine quand on la voit à la TV, débordante d’énergie, aime communiquer avec le public, beaucoup d’autodérision, bref, un personnage sympathique qui sur scène nous fait passer un moment agréable bien que ce soit toujours un peu les mêmes thématiques qui reviennent (tous les aspects de la vie de couple) mais auquel son public d’une moyenne d’âge de 20 ans s’identifie aisément, le tout accompagné d’un power trio (basse-batterie-guitare) survitaminé. Inutile d’en dire plus sur Anaïs, l’intérêt (du moins ici) est surtout de vous faire découvrir des choses ou des personnes un peu moins connues. Nous allons les passer en revue dans les 4 paragraphes qui vont suivre :
L’Autre Canal : ça fait 2 ans que ça existe, j’ai même été convié à l’inauguration
à l’époque mais je n’y avais, avant le concert d’Anaïs encore jamais mis les pieds. Architecture étonnante, tout y est gris et rouge et tous les éléments architecturaux ont les
angles arrondis. On se croirait dans un sous marin. Bar, billetterie, espace documentation, vestiaires… Tout y est. La salle de concert en elle-même est un peu plus conventionnelle, mais très
attrayante, grande fosse, gradins au fond de la salle et balcons latéraux. J’ai eu la chance d’arriver suffisamment tôt pour être tout devant au centre à 2m d’Anaïs.
Dany des Rues
: Qui en Lorraine ne connaît pas encore Dany des Rues ? Dany a débuté à Metz ou récemment encore il
animait le centre ville seul avec sa guitare égrenant inlassablement les tubes de Renaud et Téléphone. De nos jours, Dany écume tous les concerts du coin, de
Nancy à Luxembourg faisant les premières parties « off ». C’est bien simple à chaque concert auquel j’assiste, que ce soit Renaud, Kiss ,
Mes Souliers sont Rouges ou The Who, il est là, chantant dehors devant la salle, quelle que soit la température ambiante. La seule fois où je ne l’ai pas vu
c’était à Yves Simon Salle Poirel en novembre dernier. Filez ne serait-ce qu’1 euro à Dany, il vous offre son CD du moment.
Brigitte : 2 hommes, 2 femmes(*) répétant à plusieurs reprises
« On s’appelle Brigitte », on ne sait pas si c’est une blague ou quoi ou qu’est-ce, mais après vérification ils s’appellent bien
« Brigitte ». Toujours est-il que cette blonde enceinte façon Brigitte Bardot (**), cette brune aux grosses lunettes façon Nana
Mouskouri, un percussionniste et un guitariste en retrait forment un quatuor terriblement efficace. Des paroles tout en humour et en finesse, des chorégraphies rigolotes sur des mélodies
et des rythmes très entraînants, pas de doute, ce quatuor parisien fut, pour cette première partie officielle, une surprise fort agréable.
Lussi in the sky
: Mais qui est cette brindille brune accompagnant Anaïs à la guitare et aux chœurs ? Je l’ai déjà vue quelque part…
Anaïs finit par présenter celle qui « joue à domicile » profitant au passage pour raviver la vieille querelle de clocher entre Nancy et Metz. La brindille se cache sous
le nom de Lussi in the Sky (***). Lussi in the Sky c’est du Made in Nancy, prodigieuse chanteuse, connue pour être membre du groupe rock
Mypollux qui commence à bien cartonner dans toute la France et qui se lance dans une carrière solo avec notamment une chanson
accompagnée d’un très beau clip intitulé « Super Héro ». Cette Lussi in the Sky est une valeur montante, souvenez vous bien de cette
brindille chantante, d’ici peu, j’en suis convaincu, Anaïs fera sa première partie...
Autrement dit une soirée riche en découvertes et émotions.
(*) Mais ce n’est ni ABBA ni les mystérieux chewing gums électroniques.
(**) Encore elle ? On en a déjà parlé hier…
(***) Pour ceux qui n’ont pas compris l’allusion, achetez « Sergent Peppers Lonely Hearts Club Band » des Beatles et écoutez la piste 3.
lightmotiv "ainsi va la vie..." en l'entrecroisant de bouts de chansons qui l'ont accompagné au cours de sa vie. Album complètement d
écousu avec quelques nouvelles compos qui sentent
la "chanson de remplissage" typiquement Voulziesque alternant les phrases en français et en anglais pour faire la jonction avec d'interminables medley mêlant les Beatles,
les Stones et leur homologues. On reconnaît Paint it black, California Dreamin', Video killed the radio stars, Substitute, Every breath you take, No Milk Today, Good Vibrations,
Moonlight shadow, l'amour avec toi, pour finir avec un interminable On the road again qui se clot par quelques bulles Jeanmicheljarresques... Le tout parsemé de nombreux remakes
de Rockollection ou Lolo tourne en rond dans ses états d'âmes sur plusieurs périodes de sa vie. Difficile d'écouter l'album jusqu'au bout sans être pris d'une envie de jeter le
CD par la fenêtre ! A priori, avec Laurent Voulzy on a les mêmes goûts musicaux puisqu'il reprend quasiment que des morceaux que j'affectionne, mais je préfère acheter une bonne
vieille compil avec les titres originaux ! Niveau pochette, autant pour 7e vague, la pochette était plutôt réussie et donnait envie, autant celle de
RecoLLection est un quasi Copier Coller de la pochette d'origine et un 77 inversé qui replace des 2 "L"... tout ça pour sembler dire fièrement "Vous voyez, en
30 ans j'ai pas beaucoup changé!". En tout cas, la bonne formule pour se faire du fric est trouvée puisqu'à nouveau avec cet album, c'est un carton, optimisant ainsi le ratio gain/effort
accompli.






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