Samedi 11 décembre 2010
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14:00
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Publié dans : Musique
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Parlez à un jeune d'aujourd'hui de Christophe, le chanteur. Il va vous demander "Christophe Maé ou
Christophe Wilhem ?" et là, vous vous direz, déséspéré : "Toute une culture à refaire..." Il faudra lui expliquer qui est Christophe Tout Court (*) (sans nom de famille) le
chanteur. Et vous lui proposerez de lire cet article pour en savoir un peu plus. Rien de mieux qu'apprendre en s'amusant.
Christophe, (Daniel Bevilacqua de son vrai nom comme peu le savent)
était donc en visite à Vandoeuvre-lès-Nancy vendredi dernier pour un tour de chant mémorable. Soit dit en passant, je ne connais pas le maire de Vandoeuvre (il
parait qu'il s'appelle Stéphane Hablot) mais en l'espace d'un mois c'est la 2e fois que je viens y voir un spectacle à la salle des fêtes, et c'est la 2e
fois que l'artiste nous fait l'éloge de cette personne... L'artiste précédent étant Arno, il nous en a bien sûr parlé en terme de "Bourgmestre"(**).
Les joues creusées, des lunettes de soleil, une tignasse blonde coiffée en arrière, à l'aise derrière un
piano où il commence son récital, perfectionniste maladif, on l'a souvent comparé à Michel Polnareff (la suffisance en moins). Il faut dire qu'ils ont connu la célébrité à la
même époque. Christophe en 1965 avec "Aline", Polnareff en 1966 avec "La Poupée qui fait Non" (***)
Daniel Bevilacqua commence son set presque à l'heure avec des morceaux récents et assez
peu connus d'un point de vue purement radiophonique. Planants pour la plupart, mais pas inintéressants musicalement parlant. Mais une bonne partie du public attend avec impatience les grands
standards...
On les sent arriver avec "Parlez lui de moi" (interprétation magistrale) et "succès fou",
mais, chose inattendue, du jamais vu dans ma carrière de spectateur, une pause d'environ 30 minutes au milieu du spectacle, sorte d'entr'acte comme cela se faisait autrefois.
Christophe nous dit qu'il va un peu se changer pour la 2e moitié du spectacle, et pour nous faire patienter, passe à l'aide d'un Juke Box (il les collectionne)
quelques chansons qui semblent être d'Elvis par exemple une chanson sur l'air de "That's all right Mama" avec d'autres paroles.
A son retour sur scène, il enchaîne une séquence en duo avec son guitariste adoptant le mode flamenco pour
"Señorita", puis "Les Marionnettes" et "Cette vie là" tout seul à la guitare. Les musiciens reviennent petit à petit pour finir en apothéose avec d'autres grands
succès. Contrairement à Charles Aznavour, Christophe ne dit pas sèchement au début du spectacle qu'il ne fait pas de rappel. La méthode pour le dire est un peu
plus subtile. Tournant en dérision la tradition tant galvaudée du rappel, Christophe dit grosso modo : " Bon, là c'est l'heure où normalement je sors de scène, vous me
rappelez et je reviens, on va dire que c'est fait, je
reviens je suis là et voilà on continue ".
Contrairement à Polnareff, il retire momentanément ses lunettes pour chanter "Les Paradis
Perdus" puis joue de l'harmonica sur "Le Petit Gars". Après "Les Mots Bleus" dont Jean Michel Jarre a signé les paroles (et non la musique !!!),
Christophe termine sur "Aline" (qui ne doit plus être toute jeune), puis enfin "La Dolce Vita".
Difficile de s'imaginer Christophe sur scène avant de l'avoir vu. C'est finalement
quelqu'un de simple, timide, chaleureux, d'une grande sincérité et dont la seule préoccupation est de faire plaisir à son public.
On aurait pû s'attendre à des versions complètements disjonctées et méconnaissables des grands succès,
mais bien que pour certains cela fait plus de 35 ans qu'ils les chante, il semble toujours se faire autant plaisir à les ressortir.
Autre détail qui a son importance, rare sont les concerts où je n'en ressorte pas les oreilles
complètement explosées. Ce ne fut pas le cas avec Christophe.
Pour ceux qui ont raté cet événement, j'ai un lot de consolation à vous proposer. Sachez qu'actuellement dans
le commerce, vous pouvez trouver pour la modique somme de 45€, un coffret 5CD de Christophe et qui, personnellement, m'a permis de découvrir certaines facettes de l'oeuvre de
Christophe que je ne connaissais pas, et qui m'ont permis de me préparer psychologiquement pour le concert.
(*) Sans nom de famille. A ne pas confondre avec Alex Toucourt, autre chanteur, originaire de Longwy, et pour l'instant
moins célèbre.
(**) En effet; Arno est belge.
(***) Finalement, peut être que la poupée qui fait non s'appelait Aline...
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